À propos

Ces dernières années, des citoyen·ne·s du monde entier sont descendu·e·s dans la rue par millions pour exiger des politiques climatiques et sociales ambitieuses et équitables. Les progrès sont rares et un changement profond et systémique est loin d’être gagné. Pendant ce temps, le climat déraille littéralement sous nos yeux et les conditions de vie de plus en plus de personnes à travers le monde ne cessent de se dégrader.

Des grands changements dans l’histoire ont souvent eu lieu après des actes massifs de désobéissance civile. Des gens ordinaires ont choisi de résister et d’enfreindre la loi pour exiger avec détermination le changement, ensemble. C’est exactement ce que nous allons faire.

Il est temps de pousser l’ère fossile vers la sortie et de bâtir ensemble un avenir viable et socialement juste.

“En enfreignant délibérément les lois, nous nous inscrivons dans une longue histoire de luttes sociales. Où la résistance légitime s’oppose au pouvoir d’entreprises qui font passer le profit de leurs actionnaires avant les gens et le vivant.”

Consensus d’action code rouge

Coalition de citoyen·ne·s, d’organisations et de groupes d’action locaux uni·e·s dans leur volonté d’agir, Code Rouge a besoin de vous !

Le 8 et 9 octobre prochains, des centaines de citoyen·ne·s bloqueront ensemble une infrastructure clé de TotalEnergies.

Rejoignez le mouvement !

Pourquoi ?

Phénomènes météo extrêmes chez nous et depuis longtemps dans le Sud global, maisons inondées, récoltes agricoles menacées, factures de carburant et d’énergie qui explosent et flambée des prix des produits de première nécessité. Le moins que l’on puisse dire c’est que notre dépendance aux énergies fossiles se paye au prix fort. Le pétrole, le gaz et le charbon sont directement impliqués dans des violations des droits humains dans les pays du Sud global. Ils alimentent en outre de nombreux conflits et guerres dans le monde.

La crise climatique, énergétique, sociale et économique plonge encore plus les classes populaires et la classe moyenne dans la précarité. Entre temps, les grandes entreprises fossiles comme TotalEnergies, pollueuses historiques, réalisent d’énormes bénéfices pendant que les plus précaires se saignent pour payer des factures énergétiques indécentes. Ces multinationales sont des acteurs majeurs de l’histoire de la crise climatique. Cette histoire est celle des accaparements, des persécutions et du colonialisme. Depuis des années, ils cherchent à influencer nos sociétés avec leur propagande faussement verte, nous induisant en erreur. Leurs actions qui détruisent notre climat sont même récompensées par nos responsables politiques, au travers des mécanismes de primes et de réductions diverses. Les travailleur·euse·s du secteur, qui dépendent de leur emploi pour s’assurer un revenu, restent quant à elleux dans un flou total concernant leur avenir. 

Les profits qui remplissent les poches des actionnaires ou sont investis dans de nouveaux projets fossiles doivent revenir aux travailleur·euse·s et financer un vrai plan de reconversion pour l’industrie des énergies fossiles.

Le temps presse, le défi est énorme. Mais un avenir vivable est encore possible. C’est pour lui que nous nous battons. Pour une société où les grands pollueurs sont tenus responsables de leurs actes, où chacun·e a un accès équitable à l’énergie et où les citoyen·ne·s et les travailleur·euse·s sont soutenu·e·s dans leur sortie des énergies fossiles. Une société qui mise sur les énergies renouvelables, ce qui abaisse le niveau de pollution, nous rend indépendant·e·s de régimes douteux et nous assure plus de paix. Une société où la transition ne se fait pas sur le dos des classes populaires et avec des possibilités d’emplois rémunérateurs pour tou·te·s. Une société avec une meilleure répartition des richesses, des droits fondamentaux de chacun·e respectés, des factures d’énergie moins élevées, une meilleure qualité de vie et un avenir enviable pour nos enfants.

#StopTotal – Pourquoi TotalEnergies?

La première grande action de Code Rouge vise le géant pétrolier et gazier TotalEnergies. Pourquoi ?

Avec la troisième plus grande raffinerie d’Europe et le plus grand réseau de stations-service de Belgique, ce géant fossile continue de faire des milliards de bénéfices, sur fond de crise sociale dont les ménages subissent les violentes conséquences. Ignorant sciemment la réalité et le consensus scientifique, TotalEnergies continue d’investir aveuglément dans l’extraction et la commercialisation des énergies fossiles.


TotalEnergies est bien plus qu’un symbole. C’est une entreprise dont l’histoire est directement liée à celle du (néo)colonialisme, à l’accaparement des richesses, à la désinformation et au greenwashing, aux projets dévastateurs pour l’environnement et le climat… Une histoire loin d’être finie, qui montre l’emprise des grands pollueurs fossiles sur notre avenir. Un avenir que nous voulons prendre en main. Avec vous !

Criminel climatique

Il y a 50 ans, avant même le rapport Meadows en 1972, Total savait. Total savait pertinemment que ses activités préparaient un monde invivable. Un monde où un réchauffement de 1-1.5°C serait certain quelques décennies plus tard. Ce monde nous y sommes.

Si l’on se fie à ses très nombreux messages publicitaires, on pourrait croire que TotalEnergies est pleinement engagé en faveur du climat et des énergies renouvelables. En réalité, l’entreprise investit toujours massivement dans les énergies fossiles. Les énergies fossiles représentent encore 90% de l’activité de l’entreprise et 75% de ses investissements. Le nouveau plan climat de TotalEnergies n’est absolument pas aligné sur les objectifs fixés dans l’accord de Paris sur le climat et ne suit pas les recommandations de l’Agence internationale de l’énergie.

Non seulement, TotalEnergies prive les jeunes et futures générations d’un avenir viable, mais il rend les foyers et les PME otages d’un système fondé sur les énergies fossiles, avec des prix de l’énergie et des carburants en hausse. Et ce alors que la multinationale française a elle-même connu une année économique record l’an dernier, grâce à cette hausse des prix, avec pas moins de 13,5 milliards d’euros de bénéfices.

De manière assez cynique, un grand nombre de grands pollueurs fossiles perçoivent beaucoup d’argent des impôts en plus de ces bénéfices gigantesques. L’industrie lourde en Flandre, par exemple, reçoit jusqu’à un milliard d’euros par an en compensations, exemptions et subventions, sans même présenter de plan climatique digne de ce nom. De plus, quelqu’un doit payer pour toutes ces réductions pour l’industrie. Les ménages et les PME paient une part disproportionnée des coûts de la politique énergétique via leurs factures d’énergie. Les grands pollueurs ne payent rien ou presque.

Néo-colonialisme et droits humains

« Se pencher sur l’histoire de Total et de ses composantes, c’est montrer la complicité des États qui ont permis à une firme, (…) de coloniser l’Afrique à des fins d’exploitation, de collaborer avec des régimes politiques officiellement racistes, de corrompre des dictateurs et représentants politiques, de conquérir des territoires à la faveur d’interventions militaires, de délocaliser des actifs dans des paradis fiscaux ainsi que des infrastructures dans des zones franches, de pressurer des régimes oligarchiques surendettant leurs peuples, de polluer de vastes territoires au point de menacer la santé publique, de vassaliser des régimes politiques en théorie pourtant souverains, d’asservir des populations ou de régir des processus de consultation (…)»

Extrait du livre « De quoi TOTAL est-elle la somme ? » (Alain Deneault)

L’extraction des énergies fossiles est encore aujourd’hui à l’origine de violations des droits humains dans le monde entier, perpétuant souvent une logique d’exploitation coloniale.

Le projet EACOP en Ouganda et en Tanzanie prévoit, par exemple, de forer plus de 400 puits, d’exploiter un réservoir de pétrole de plus d’un milliard de barils dans une zone à la biodiversité exceptionnelle et d’exproprier plus de 100 000 personnes pour construire le plus grand oléoduc chauffé du monde (1500km) : telle est la réponse de TotalEnergies à la crise sociale et écologique ! Les communautés locales, les défenseurs des droits humains et les militant·e·s de l’environnement font tout ce qu’iels peuvent pour résister à l’oléoduc, mais iels sont confronté·e·s à une pression et à des menaces croissantes pour s’être élevé·e·s contre les intérêts commerciaux et politiques qui soutiennent l’EACOP. Les exactions se multiplient, ainsi que la répression journalistique et les actes d’intimidation.

Les énergies fossiles sont également souvent étroitement liées aux guerres et aux conflits. Dans le contexte de l’invasion sanglante de l’Ukraine par la Russie de Poutine, TotalEnergies, par exemple, continue de conserver ses actifs fossiles en Russie. Ce faisant, l’entreprise alimente le trésor de guerre de Poutine et risque de se rendre complice de crimes de guerre.

Propagande

TotalEnergies a été averti il y a plus de 50 ans du lien possible entre la production d’énergies fossiles et le réchauffement de la planète. Néanmoins, TotalEnergies a poursuivi sa politique en matière d’énergies fossiles sans se décourager. En outre, la multinationale a investi massivement dans la propagande et le lobbying afin de maintenir le problème climatique hors de l’agenda public et politique, nous privant ainsi de précieuses décennies pour faire face à la crise climatique.

Au début, le déni du climat était la tactique la plus efficace de l’industrie fossile. Jusqu’à ce que la gravité de la crise climatique ne puisse plus être niée. Ils sont ensuite passés à des tactiques plus sophistiquées, mais tout aussi sales, de retardement et de distraction, afin de continuer à pomper du pétrole et du gaz. La campagne de rebranding de Total en TotalEnergies en est un bon exemple. Elle vise à présenter l’entreprise comme un pionnier de la transition énergétique, alors qu’elle poursuit principalement ses activités de base, nuisibles au climat.

Social et climat : même combat

La facture d’énergie explose, le prix à la pompe aussi. L’inflation est déjà à 9%. 2 millions de personnes en Belgique bénéficient du tarif social. Pour les autres, la facture annuelle d’énergie s’élève à 2.500, voire 3.500 euros. Mais tout le monde n’est pas logé à la même enseigne. Il y a même de grands gagnants dans cette crise. Ces grands gagnants, ce sont les grandes entreprises fossiles qui obtiennent des profits records, sur le dos de la guerre et du rebond des prix de l’énergie déjà amorcé en 2021. Des surprofits mirobolants qui reviennent aux actionnaires. Le cas de TotalEnergies est exemplaire : la compagnie pétrolière et gazière a enregistré un bénéfice de 13,6 milliards d’euros en 2021, en hausse de plus de 40 % par rapport à 2019.

Il n’y a qu’une seule crise : la crise d’un système où le profit de quelques multinationales passe avant les gens et la planète, avec comme conséquences l’accaparement des richesses, l’exploitation des ressources et l’effondrement du climat.

Qui sommes-nous ?

Code Rouge est une nouvelle plateforme d’action initiée par des citoyen·ne·s, des étudiant·e·s, des élèves, des grands-parents. Les membres de cette coalition sont :